Shazam Références Mahja NAIT BARKA │ Portfolio UX - CX - Innovation - Stratégie - Digital - Marketing

Shazam : Imaginer une fonction « karaoké » pour la killer app musicale

Contexte

Une musique inconnue qui passe à la radio, dans un film, une pub ou encore une série… si le titre ou l’interprète vous échappe, votre premier réflexe sera peut-être comme moi de vous tourner vers Shazam. Shazam est une application gratuite qui permet de reconnaitre n’importe quel morceau en quelques secondes grâce à un catalogue de presque un milliard de titres. Avant de devenir cette killer app star, Shazam était un service de découverte musicale par SMS, développé en Angleterre dans les années 80. Il a par la suite été lancé aux États-Unis en 2002 et compte désormais 100 millions d’utilisateurs mensuels.

Cette application des années 90 a bien manœuvré le virage du digital et est aujourd’hui connectée à YouTube, Spotify et Apple Music. Depuis 2011, en plus de la musique, l’application a étendu son catalogue aux musiques de pub et d’émission et Shazam TV a été lancée, permettant aux utilisateurs d’obtenir des promotions et plus d’informations sur ce qu’ils regardent.

Problématique

Imaginons maintenant que Shazam souhaite creuser l’opportunité de concevoir et lancer une fonctionnalité de karaoké pour permettre aux utilisateurs de se connecter les uns aux autres à l’occasion de sessions de chant. Le karaoké revient en effet en force depuis quelques années, notamment associé à des émissions et des video games à succès qui atteignaient des records d’audience et de vente. A la faveur de la pandémie, alors que les salles de karaoké étaient durablement fermées, les jeux sur console tels que Singstar consacrés au karaoké ont enregistré une hausse de 30% des ventes (2019 vs. 2020). Et, dans le sillage des applis star iSing et Smule, on compte sur les stores des centaines d’applications mobiles dédiées au karaoké tandis que ce loisir se diffuse aussi sur Tiktok et Instagram.

Parti-pris stratégique

Sur la base de ces premiers insights, il était donc essentiel d’approfondir la user research et de me lancer rapidement dans la conception en capitalisant sur les méthodologies issues du Lean UX.

Le Lean UX est particulièrement pertinent pour améliorer les produits de manière efficace. Cette approche de conception est centrée sur l’utilisateur et moins axé sur les livrables que l’UX traditionnel. Elle s’appuie plutôt sur un retour d’information immédiat pour produire de petits changements continus au fil du temps. L’objectif principal est de se concentrer sur l’obtention de user feedbacks le plus tôt possible afin qu’ils puissent être utilisés pour prendre des décisions rapides.

La phase de user research s’est appuyée sur une série d’interviews one-to-one et de questionnaires qui ont permis de redémontrer l’importance des applis musicales dans notre quotidien.

Les insights captés par la user research et l’observation du marché m’ont permis d’approfondir la connaissance de mon persona principal.

Périmètre de mon intervention

Conception
Positionnement de la marque
Benchmarks concurrentiels
Optimisation au référencement

Création
Création d’identité visuelle
Conception UX / Wireframes
Storyboarding
Supervision Motion Design
Conception-Rédaction

Production
Spécifications fonctionnelles
Suivi de développement
Recette

Musée Réalisation Mahja NAIT BARKA │ Portfolio UX - CX - Innovation - Stratégie - Digital - Marketing

Culture & Patrimoine : Rapprocher les musées et les visiteurs

Contexte

« Les musées, c’est chiant… », « Il vaut avoir le temps pour aller au musée », « Les files d’attente, non merci », « Les musées, c’est pour les enfants et les retraités », « Et en plus, c’est cher… »… En général, les publics considèrent les musées comme des lieux peu attractifs, vieillissants, présentant peu d’intérêt pour eux. Dans ce challenge proposé dans le cadre du bootcamp Ironhack, nous avons été amenés à développer des opportunités d’amélioration via le digital de la perception et de l’expérience de visite des musées.

Méthodologie

Une étude a été menée visant à mieux connaître les publics des musées, pour les définir et les analyser. Selon les données recueillies, les principaux visiteurs sont surtout des touristes et, dans une moindre mesure, les scolaires (écoliers, élèves, étudiants) et les retraités.

Nous avons développé une série de personas (personas primaire, secondaire et extrême) et mis à plat le customer journey du visiteur de musées pour identifier une série de pain points :

  • Manque d’information sur l’actualité des événements culturels et expositions disponibles dans les musées locaux
  • Les musées des grandes agglomérations n’ont pas de parking
  • Il faut faire la queue longtemps pour entrer au musée
  • La technologie est souvent perçue comme un parasite de la visite
  • Les tarifs sont perçus comme justes hormis pour certaines expositions temporaires ou de courte durée, dont le prix peut être considéré surévalué.

Nous avons imaginé des solutions pour soulager certains de ces pain points et développé une application de recommandations très personnalisées (en fonction de sa localisation, de ses centres d’intérêts, disponibilités, en compagnie ou non d’enfants…) couplée à un système de réservation de billets et de services annexes extrêmement rapide, en quelques clics. Ces optimisations permettraient d’augmenter la fréquence de visite et la qualité de l’expérience en musée.

Périmètre de mon intervention

User research
Modélisation des customer journey
Définition des personas
Architecture de l’information
Mid-fi wireframes

Moga Festival Musique Essaouira Réalisation Mahja NAIT BARKA │ Portfolio UX - CX - Innovation - Stratégie - Digital - Marketing

Moga Festival :
Développer un one-page pour un festival de musique électro au Maroc

Contexte

Au centre du Maroc, sur la côte Atlantique s’élève la ville d’Essaouira, en arabe « la bien dessinée ». Cette petite station balnéaire, aujourd’hui port de pêche modeste, est un ancien comptoir phénicien, occupé par les Portugais au moment des grandes découvertes, elle s’appelait alors Mogador. La ville accueille à partir du 16e siècle des confréries mystiques d’Afrique de l’Ouest, descendants d’esclaves, qui vont créer dans la ville un patrimoine musical unique, la musique gnaoua, fait de percussions et de rythmes lancinants dans lesquels la transe joue un rôle très important. Dans les années 70, le destin extraordinaire de la ville des vents comme on l’appelle se poursuit, et elle accueille Jimi Hendrix et les beatniks américains qui créeront une communauté hippie dans le village de Diabat, qui jouxte Essaouira. Ils viennent compléter le tableau d’une ville de culture et de métissage qui a été inscrite par l’UNESCO au patrimoine mondiale de l’humanité en 2001.  

De manière surprenante, la ville accueille depuis 2017 un festival des musiques et cultures électroniques , avec un penchant pour le chill-out, la desert house, et la hippie house qui mêlent la musique club aux sonorités orientales et tribales. Ce festival plutôt pointu accueille chaque année en octobre pendant 3 jours 7500 festivaliers autour de concerts, d’un souk des jeunes créateurs, de sessions de yoga outdoor, d’ateliers de cuisine vegan, d’expos photos et de masterclasses sur la créativité et l’inspiration. Toute la programmation se déroule dans les très select hôtels spa Sofitel de la ville et au bord des poolhouses et rooftops.

Parti-pris

Pour la clientèle de trentenaires au haut pouvoir d’achat, digital nomads bobo chic et raveurs globe-trotteurs 5 étoiles qu’accueille le festival depuis les grandes capitales d’Europe et du Moyen Orient, j’ai imaginé un dispositif UX en one pager, ergonomique et épuré, qui aide à appréhender facilement l’ADN de ce festival original. Tout le contenu se charge en une seule fois, il est adapté à une navigation fluide de haut en bas, comme sur les réseaux sociaux, sans une démultiplication de sous-pages, et  s’adapte très bien aux supports mobiles. Le contenu se charge en strates magnétisées qui révèlent comme des tiroirs les différentes lames du site, tantôt illustrées de photos, de cards ou d’imprimés.

Avant l’événement, les festivaliers retrouveront sur le site la liste des artistes, la programmation et la billetterie qui s’ouvrira en pop in full-screen. Pendant les 3 jours du festival, zoom sur un suivi en temps réel de la programmation en cours et à venir, et sur une remontée des posts des réseaux sociaux. Après l’événement, retour sur les moments forts et accès au MOGASTORE, une boutique pour retrouver jusqu’à la prochaine édition le merchandizing du festival et les articles des créateurs invités.

Coté UI, j’ai capitalisé sur un univers graphique qui incarne les valeurs de l’événement : avant-garde, fusion, métissage, hédonisme et j’ai développé un style qui mêle ambiance d’un club select, avec des couleurs sombres ou filtrées et des touches néons, des jeux de typo et des imprimés forts, répétitifs en bicolore ou multicolore, d’inspiration tribale, wax et gnaoua, pour un style branché et novateur.

Mon objectif était de surfer sur la notion d’empreinte, au sens propre et figuré, le symbole tribal qui s’imprime sur la peau comme un tatouage, et la marque profonde et durable d’un festival qui se déroule dans une ville avec beaucoup de caractère. On retrouve sur la page avant événement de grands visuels ambiance sunset ou nocturne, des CTA rose fuschia qui attire le regard vers la billetterie saupoudrés partout dans la page qui dirigent vers une pop in de réservation en full-screen.

Périmètre de mon intervention

User research
Modélisation des customer journey
Définition des personas
Architecture de l’information
Mid-fi wireframes
User flows
Elaboration du style tile
UI Design
Réalisation d’un prototype